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L’Historique de l’hypnose

Préfiguration de l’Hypnose

Dans les traditions anciennes, sur tous les continents, des hommes-médecine ou des chamans ont utilisé, pour guérir, des techniques de mise en transe et de paroles. Dans la société occidentale, c’est au XVIIIème siècle que l’on expérimente le potentiel thérapeutique de l’hypnose. Elle est redécouverte à cette époque par le médecin autrichien Anton Mesmer qui développe la notion de fluide et de magnétisme animal. Il est suivi par son disciple le Marquis de Puységur qui remplace le baquet de Mesmer par un arbre magnétisé. De celui-ci pendent des cordes auxquelles les patients se tiennent pour être magnétisés.

Une systématisation des pratiques

J.P.F. Deleuze en 1824 codifie les techniques et précise les indications de la cure magnétique dans son livre « Introduction pratique sur le magnétisme ». Enfin, l’Abbé Faria (1756-1819) contribue au développement de l’hypnose, en particulier pour l’importance qu’il accorde à la suggestion verbale et aux suggestions post hypnotiques. Mais c’est à un autre médecin, le Britannique James Braid (1837-1910), que l’on reconnaît d’en avoir établi un usage médical fiable.

Le temps de la polémique

Après sa mort, l’hypnose revient en France vers 1860/1880 par le biais de la célèbre dispute entre l’école de la Salpêtrière et l’école de Nancy. Liébault, médecin de la région recourt ouvertement à l’hypnose. Hyppolite Bernheim et l’école de Nancy se centrent sur la suggestibilité, c’est-à-dire « l’aptitude à transformer une idée en acte ». De là découle une théorie démontrant que les phénomènes hypnotiques sont psychologiques et que le sommeil n’est plus utile à leur apparition. De son côté, Jean Martin Charcot, lui aussi neurologue, s’intéresse à l’hypnose et finit par la considérer comme un phénomène pathologique rattaché à l’hystérie. Une lutte s’installe entre les deux écoles qui se conclut par une « défaite » de la Salpêtrière et une défiance du monde médical vis-à-vis de l’hypnose.

Une pratique éprouvée

Freud assiste aux Mardi de la Salpêtrière, convaincu de la réalité de la méthode hypnotique et de son intérêt, même si, par la suite, il décide de l’abandonner. En 1955, la British Medical Society reconnaît à l’hypnose un rôle de procédure médicale. L’American Medical Association fait de même quelques années plus tard. C’est de ce courant qu’est issue l’hypnose classique. Depuis le milieu du XXème siècle, se développe une nouvelle forme de communication sous hypnose. On ne cherche pas à éliminer les symptômes, mais à les écouter et à les respecter en demandant leur signification à l’inconscient (qui en saurait beaucoup plus que le conscient). Son créateur, un psychiatre et psychologue américain, s’appelle Milton Erickson. La psychothérapie est menée par le patient, le thérapeute lui fournissant un contexte propice.

L’Hypnose en France

En France, Léon Chertok poursuit la recherche en ce domaine. Aujourd’hui, c’est François Roustang qui est porteur de la réflexion conceptuelle et philosophique de l’hypnose.